Le village en haut, la verrerie en bas
Deux adresses portent le même nom de commune et ne se rejoignent pas de la même façon. Le village médiéval est perché ; la verrerie est en contrebas, au 5 chemin des Combes, avec son propre parking de 500 places qui accepte les autocars. Trente minutes y sont offertes, puis le stationnement passe à 0,50 € l’heure, et il devient gratuit à partir de six euros d’achat.
Un client qui annonce « la verrerie » et un client qui annonce « le village » ne demandent donc pas la même course, même si les deux tiennent dans les 17 kilomètres et les 22 minutes du forfait. La question à poser avant de partir tient en une phrase : le haut ou le bas.
De midi à minuit, en saison, on ne monte plus
C’est la contrainte qui structure toute la journée. En saison, la mairie ferme le cœur du village par des bornes à contrôle d’accès, de midi à minuit. Seuls les véhicules validés par la police municipale passent : résidents, commerçants, professionnels de santé.
Un véhicule de transport n’est dans aucune de ces trois catégories. La conséquence est nette et sans exception : à partir de midi et jusqu’à la fin de la soirée, la dépose se fait à l’extérieur, et les derniers mètres se font à pied. Le matin, avant l’heure de fermeture, la question ne se pose pas.
Cette bascule de midi vaut d’être calée à la réservation. Un déjeuner au village, réservé pour 12 h 30, se prépare autrement qu’un petit-déjeuner à 9 h : ce n’est pas le trajet qui change, c’est le dernier hectomètre.
575 places gratuites en ceinture, et la marche qui reste
La commune publie le détail, et il est utilisable tel quel : 575 places gratuites réparties sur quatre parkings, Bâchettes 330, Fontanette 141, Saint-Jean 58 et Baume 46. Quarante-trois emplacements réservés aux personnes à mobilité réduite existent par ailleurs sur la commune, dont neuf aux Bâchettes.
Ce chiffre de neuf est celui qu’il faut retenir quand un passager marche mal. Les Bâchettes concentrent à la fois la plus grosse capacité et le plus grand nombre de places adaptées : c’est le point de dépose par défaut, pas un choix au hasard.
Ce que ces places ne disent pas, c’est la pente. Aucune source municipale ne chiffre le dénivelé entre les parkings de ceinture et le cœur du village, et nous ne l’inventerons pas. Ce qui est sûr, c’est que la course s’arrête là où les bornes commencent, et que le tarif annoncé couvre le trajet jusqu’à ce point, péages et stationnement compris.