Un nom de parc n’est pas une adresse
Sophia Antipolis n’est pas une commune. Il couvre 2 400 hectares répartis sur cinq communes — Valbonne, Biot, Mougins, Vallauris et Antibes — et se découpe en quartiers qui portent chacun leur nom : Garbejaire, Saint-Philippe, les Trois Moulins, les Lucioles, le Haut Sartoux. Les chiffres publiés par l’agglomération donnent l’échelle : 2 500 entreprises, 38 000 emplois, 4 500 chercheurs et 5 000 étudiants, sur un site lancé en juillet 1969.
La conséquence est simple. Une réservation qui indique seulement le nom du parc n’indique rien. Ce qui sert, c’est le nom de la voie et le numéro : route des Lucioles, route des Dolines, et le bâtiment si vous le connaissez. C’est la différence entre un chauffeur qui vous attend devant la bonne porte et un chauffeur qui tourne dans un parc de la taille d’une petite ville.
Le point de blocage porte un nom : le giratoire Weisweiller
L’axe qui relie la côte à la technopole passe par l’avenue Weisweiller. La ville d’Antibes publie sur ce giratoire un trafic de 50 000 véhicules par jour. C’est là que le temps se perd, et pas sur les kilomètres d’autoroute qui précèdent.
Les parts modales de l’agglomération expliquent le reste : plus des deux tiers des déplacements se font en voiture, 22 % à pied, 6 % en transports en commun et 1 % à vélo. Un site de bureaux qui se remplit et se vide en voiture, sur un nombre réduit d’accès, produit deux pointes très nettes. Un vol du matin qui atterrit à 8 h ne se traite pas comme un vol de 14 h.
Ce que le bus-tram change, et ce qu’il ne change pas
La ligne A circule en site propre depuis le pôle d’échange d’Antibes et elle est gratuite. Elle résout le trajet quotidien depuis la gare. Elle ne résout ni l’arrivée à l’aéroport, ni la dépose au pied d’un bâtiment donné, ni les bagages d’un séminaire.
Pour un déplacement professionnel qui enchaîne deux sites dans la journée, la question n’est plus le transfert mais la mise à disposition : le véhicule reste, et le tarif horaire est connu d’avance.