Deux entrées d’aéroport qui ne communiquent pas
C’est la particularité que presque personne n’annonce avant le départ. L’aéroport a un secteur international, côté suisse, et un secteur France. Ce dernier n’est accessible que par la route douanière depuis Ferney-Voltaire, et l’aéroport précise que les piétons et les cyclistes ne peuvent pas l’emprunter.
Le cloisonnement est réel : seuls les passagers munis d’un billet valable pour le jour même, à un jour près, peuvent passer d’un secteur à l’autre, et le passage ne se fait ni à pied ni à vélo. Se tromper de côté ne se rattrape donc pas en marchant deux cents mètres. Cela se rattrape en refaisant la route.
D’où la question posée à la réservation, et qui n’a rien de bureaucratique : de quel côté le vol est-il traité. La réponse décide de l’itinéraire des vingt derniers kilomètres.
Le dépose-minute ne se transforme pas en attente
L’aéroport est clair sur son dépose-minute : il se situe au niveau Départs, à quelques pas du terminal, il est accessible en continu, il est gratuit, et le stationnement, même de courte durée, n’y est pas autorisé. C’est un arrêt, pas une attente.
Une prise en charge à l’arrivée suit donc une autre logique : il faut entrer dans un parking payant, et passer sous un gabarit. Les hauteurs annoncées par l’aéroport sont hétérogènes : 2,80 mètres au P2, 2,40 mètres au niveau moins trois du P26, 2 mètres au P1 comme au P20, 1,90 mètre au P51.
Pour un van de transfert, la conclusion est immédiate : le P2, ou le niveau moins trois du P26. Le parking le moins cher lui est fermé. Ce choix se fait avant d’arriver.
Le détail que peu de sites mentionnent
Deux points que nous préférons poser à l’avance plutôt que découvrir en route. Le premier est la vignette autoroutière suisse : 40 francs, valable du 1er décembre de l’année précédente au 31 janvier de l’année suivante, sans formule courte durée. Même pour quelques kilomètres d’autoroute, elle est due.
Le second est administratif. La loi genevoise sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeur soumet les offreurs étrangers à une procédure fédérale préalable de vérification des qualifications professionnelles et à une annonce de détachement. Une course vers Genève n’est donc pas une simple longue distance : elle se prépare, et c’est notre travail de le faire avant que vous montiez dans la voiture.