L’heure d’arrivée décide du point de dépose
Un transfert qui part de la Côte d’Azur au petit matin arrive en vallée en début d’après-midi. Un transfert qui part à midi arrive à la nuit tombée, sur la fin d’une montée de station, un samedi de rotation. Ce n’est pas le même travail, et ce n’est pas le même point de dépose.
Arriver tôt permet de monter en station et de déposer devant l’hébergement. Arriver tard, un jour de changement de semaine, rend la vallée dense et la montée lente. Dans ce cas, la dépose en fond de vallée devient la meilleure décision, et elle a ici un avantage que peu de destinations offrent : un funiculaire prend le relais.
La gare est le rendez-vous le plus lisible
La mairie raconte son ouvrage sans emphase. Le funiculaire Arc en Ciel a été mis en service en 1989. Il relie la gare, à 810 mètres, à Arc 1600, à 1 620 mètres : 810 mètres de dénivelé. La commune mentionne un accès direct depuis les quais de gare et une passerelle rénovée en 2016.
Pour un chauffeur, c’est un repère parfait. Public, nommé, sans ambiguïté, praticable de nuit, et il évite entièrement la route de montagne jusqu’aux niveaux 1600 à 2000. Le site de la station annonce environ sept minutes de trajet ; la mairie ne donne pas de durée, et nous ne l’affirmons donc pas comme un horaire.
Un village piéton, un seul accès souterrain
Plus haut, Arc 1950 fonctionne autrement. Le site officiel décrit un village entièrement piéton et un parking souterrain couvert de 688 places réparties sur cinq niveaux, avec une seule entrée-sortie et un accès aux résidences par ascenseur. La voiture ne va pas à la porte : elle descend dans l’ouvrage, et le client remonte.
Ce que le forfait comprend : le trajet complet, péages et carburant, l’itinéraire d’hiver par Albertville et Moûtiers, et l’attente convenue à la dépose. Ce qu’il ne comprend pas : le titre de transport du funiculaire, une place réservée dans le parking souterrain, et la hauteur sous plafond de cet ouvrage, que personne ne publie officiellement.