Quatre heures trente, et pourquoi Genève change la question
Quatre cent vingt kilomètres, quatre heures trente : c’est le transfert le plus long de la grille vers une station, et il n’a de sens que dans certains cas. La station publie elle-même les chiffres qui permettent d’en juger : 176 km et 2 h 00 depuis Lyon-Saint-Exupéry, 179 km et 2 h 00 depuis l’aéroport international de Genève, 95 km et 1 h 15 depuis Chambéry.
Autrement dit, si le vol n’est pas déjà réservé sur Nice, arriver par Genève divise le temps de route par deux. Nous le disons avant de vendre la course, parce qu’un client qui découvre cela après coup ne revient pas.
Il reste de bonnes raisons de partir de Nice : un vol long-courrier qui n’atterrit que là, un séjour qui commence sur la Côte, un groupe qui préfère un seul véhicule du terminal jusqu’au chalet. Dans ces cas, la course se prépare comme un voyage, pas comme un transfert.
Après Moûtiers, trois routes départementales
La partie autoroutière ne pose pas de question. Le trajet bascule à hauteur d’Aix-en-Provence, à la bifurcation A8 / A51 que l’exploitant décrit comme le point de partage entre Nice, Gap et Marseille. C’est là que l’itinéraire vers la Savoie se sépare de celui vers Marseille.
La dernière partie est différente. La mairie de Courchevel donne l’enchaînement depuis Moûtiers : D90, puis D915, puis D91A. Une trentaine de minutes de route de montagne, après la gare qui reste le point de repère le plus utile pour situer la station.
Ces trente minutes valent le reste du trajet en attention. Elles ne se rattrapent pas et elles ne s’anticipent pas : elles se conduisent au rythme que la route autorise le jour même.
Le poste de chaînage n’est pas une formalité
La commune écrit que les routes de montagne peuvent être verglacées, que les équipements spéciaux, pneus neige ou chaînes, sont obligatoires, et qu’en cas de fortes chutes de neige l’accès à la station est interdit à tous les véhicules qui n’en sont pas munis. Le contrôle se fait à des postes de chaînage tenus par la police municipale ou la gendarmerie.
Le cadre national va dans le même sens : du 1er novembre au 31 mars, les équipements hivernaux sont obligatoires dans les communes listées par arrêté préfectoral et signalées par panneaux.
Pour nous, cela se traduit par trois décisions prises à la réservation : le véhicule est équipé pour la saison, les pauses sont prévues, et le coffre de toit est monté si des skis voyagent. Le prix, lui, est arrêté avant le départ et ne dépend pas de la météo.