La vallée de la Tinée est la seule porte d’entrée l’hiver
C’est le fait qui structure tout le reste. La station publie l’état de ses deux cols d’altitude, et les dates sont datées à la minute : le col de la Lombarde, route RM 97, a rouvert dans les deux sens le samedi 23 mai 2026 à 17 h 25 ; le col de la Bonette, route RM2205, est ouvert jour et nuit depuis le mardi 26 mai 2026 à 14 h 00.
Autrement dit, pendant toute la saison de ski, ni l’un ni l’autre n’existe. La remontée de la vallée de la Tinée est le seul accès, dans les deux sens, et cela vaut aussi pour le retour vers l’aéroport un dimanche de février.
Quatre-vingt-quinze kilomètres, cent minutes : ce n’est pas un temps d’autoroute. C’est un temps de vallée, avec des sections lentes et une montée finale. Une prise en charge se cale donc sur l’heure d’enregistrement du vol, pas sur une moyenne kilométrique.
Ce que l’arrêté préfectoral impose, et ce qu’il ne dit pas
La préfecture des Alpes-Maritimes fixe une période hivernale qui débute le 1er novembre et se termine le 31 mars de l’année suivante. Les équipements visés sont les chaînes à neige, les dispositifs antidérapants amovibles équivalents et les pneumatiques hiver. Les communes concernées sont listées, et Isola, Saint-Étienne-de-Tinée et Valdeblore en font partie.
Ce que la page préfectorale ne contient pas, c’est une sanction. Le montant d’amende qui circule sur les sites d’équipementiers n’y figure pas, et nous ne le publions donc pas comme une donnée préfectorale. Le fait utile est ailleurs : un véhicule qui monte sans équipement n’est pas seulement en infraction, il est à l’arrêt au premier virage verglacé.
Nous équipons le véhicule pour la saison et nous prévoyons le coffre de toit quand des skis voyagent. Ces deux points se règlent à la réservation, avec le nombre de paires.
Cent minutes annoncées, et le numéro qu’on appelle avant
La station publie un numéro d’état des routes, le 08 05 05 06 06, et renvoie vers Inforoute 06, service départemental de référence pour les conditions de circulation en temps réel. Ce sont les deux sources que l’on consulte avant de partir, pas un moteur de recherche.
L’intérêt de la course est ailleurs, et il est réel : c’est le seul endroit du département où l’on peut skier le matin et se retrouver sur le littoral l’après-midi. Cent minutes séparent la station du terminal 2. Le forfait de 250 € en berline et 290 € en van est ferme à la réservation, péages compris, et il ne change pas parce qu’il a neigé.