Le col de l’Iseran ferme, et l’itinéraire change
C’est le fait qui commande tout le reste. Le col de l’Iseran est fermé en hiver. La station n’est alors accessible que par le nord : Albertville, Moûtiers, Bourg-Saint-Maurice, puis la RD902.
Un calculateur d’itinéraire qui ignore cette fermeture propose spontanément la route du col, parce qu’elle raccourcit franchement la distance depuis le sud-est. Elle n’existe pas entre décembre et avril. C’est exactement le genre d’erreur qui transforme une estimation de durée en promesse intenable, et c’est pour cela qu’un acheminement d’hiver se prépare sur un itinéraire forcé, pas sur le premier tracé proposé.
La dernière section est courte et lente : une mesure d’itinéraire donne environ 31,6 kilomètres et quarante minutes depuis Bourg-Saint-Maurice, par la D1090 puis la D902.
Neuf rues où le piéton passe devant
La mairie publie son régime de circulation, et il n’est pas celui qu’on imagine. Il n’y a pas de zone piétonne fermée. La vitesse est limitée à 30 km/h sur toute l’agglomération, et neuf voies sont classées en zone de rencontre à 20 km/h, où la priorité est donnée à la circulation des piétons : rue Nicolas Bazile, rue de l’Église, rue de la Galise, rue de la Poste, rue de la Grande Ourse, rue des Leissières, route de la Balme, rue du Joseray et montée de Bellevue.
Un chauffeur peut donc s’y avancer, au pas. Ce qu’il ne peut pas faire, c’est y laisser le véhicule : la même page interdit le stationnement sur les arrêts de bus, les trottoirs et les places piétonnes, et annonce 35 euros d’amende en zone bleue.
Le détail qui décide du point de dépose
Voici ce qu’un chauffeur habitué regarde avant de partir : le nom de la rue, pas celui de la résidence. Si l’adresse tombe dans l’une des neuf voies en zone de rencontre, la dépose se fait au plus près mais sans arrêt prolongé, et les bagages sortent avant les passagers. Si elle tombe ailleurs, un arrêt normal suffit.
Deux réserves de méthode, assumées. Les hauteurs sous plafond des parkings couverts ne sont pas publiées par la commune : nous ne les affirmons pas. Et la page municipale porte une ligne qui mentionne 70 km/h dans les parkings, manifestement une coquille : nous ne publions rien à partir d’elle.