Le vrai obstacle est la hauteur sous plafond
Dans les stations de Tarentaise, la question n’est pas de savoir si l’on peut monter. C’est de savoir si le véhicule rentre. Le service de réservation officiel de la station publie ses hauteurs : 2,15 m aux Rhodos, 2,20 m au Hameau et au Dou du Pont, 2,40 m au Rond-point des pistes, pour environ 725 places couvertes au total.
Un van de transfert dépasse déjà 1,90 m à vide. Ajoutez un coffre de toit ou des barres à skis et vous passez au-dessus de 2,15 m sans vous en apercevoir. La conséquence est simple à formuler : on décide de l’ouvrage avant de partir, pas devant la barrière. C’est aussi pour cela que le volume de bagages est demandé à la réservation, et pas seulement le nombre de passagers.
Moûtiers est la porte, la vallée décide du reste
L’acheminement d’hiver depuis le sud passe par Grenoble, Chambéry, Albertville, puis la RN90 jusqu’à Moûtiers. C’est là que les vallées se séparent. Une mesure d’itinéraire donne environ 16 kilomètres et une vingtaine de minutes entre Moûtiers et la station, contre 24 kilomètres de l’autre côté.
Un point d’attention documenté : la mairie des Allues interdit toute l’année le stationnement des véhicules aménagés en dehors du parking du Raffort, sur les voies publiques comme sur les parkings communaux. Cela ne concerne pas une berline ni un van de transfert, mais cela dit le climat local en matière de stationnement.
Quand le rail fait mieux que la route
Voici le cas où nous ne sommes pas la bonne réponse. Pour une personne seule qui monte en pleine saison, une journée entière de voiture depuis la Côte d’Azur coûte plus cher et prend plus de temps qu’un aller ferroviaire jusqu’à Moûtiers suivi d’une vingtaine de kilomètres de route.
La route reprend l’avantage à trois conditions, souvent réunies : un groupe de quatre à sept, du matériel encombrant, et une arrivée de vol qui ne se raccorde à aucun train. C’est le calcul que nous faisons avant de confirmer, et nous le disons quand il penche de l’autre côté.