Deux zones, deux logiques
Le centre de Milan est protégé par deux dispositifs qui portent des noms voisins et ne font pas la même chose. Les confondre coûte soit de l’argent, soit une amende.
L’Area C est une zone à trafic limité payante. La page officielle de la municipalité, mise à jour le 22 juin 2026, écrit qu’elle est active toute l’année du lundi au vendredi, de 7 h 30 à 19 h 30, jours fériés exclus. Le ticket est journalier, à 7,50 €, et couvre tous les passages du premier accès jusqu’à 19 h 30 le même jour. Le samedi, le dimanche et les jours fériés, rien n’est dû.
L’Area B, elle, ne coûte rien. Elle interdit. Mêmes jours, mêmes horaires, mais son objet est d’exclure des motorisations : le calendrier officiel range le diesel Euro 5 destiné au transport de personnes parmi les interdictions déjà en vigueur. Aucun ticket ne rachète cette interdiction, et l’Area B couvre l’essentiel du territoire de Milan, délimitée par 186 points d’entrée. On ne la contourne pas.
Un avertissement, enfin, parce qu’il circule beaucoup : plusieurs sites italiens annoncent une extension de l’Area C au samedi et au dimanche depuis janvier 2026. La page officielle dit exactement l’inverse. En cas de doute, c’est elle qui fait foi.
L’exonération ne se déduit pas du métier
Les voitures de transport avec chauffeur jusqu’à neuf places sont exonérées du ticket de l’Area C. La formulation officielle ajoute une condition que beaucoup sautent : à condition que la plaque soit enregistrée pour les zones à trafic limité et les couloirs réservés.
L’exonération n’est donc pas attachée au métier, elle est attachée à un enregistrement administratif. Sans lui, les 7,50 € sont dus. Quand ils le sont, ils figurent sur le devis avant le départ, avec les péages. Il n’y a pas de ligne qui apparaît au retour.
Une frontière qui se contrôle de nouveau
La France a notifié à la Commission européenne le rétablissement temporaire du contrôle à toutes ses frontières intérieures, terrestres, aériennes et maritimes, dont celle avec l’Italie, pour la période du 1er mai au 31 octobre 2026.
Concrètement, un contrôle d’identité est légalement possible au passage. Cela change une chose simple dans la préparation d’un long trajet : chaque passager garde sa pièce d’identité sur lui, et pas au fond d’une valise rangée dans le coffre. C’est une minute d’organisation la veille contre un quart d’heure perdu sur la route.