Porte à porte contre correspondance
Trois cent dix kilomètres, trois heures quinze annoncées : c’est un vrai trajet, et il se compare honnêtement. Le train d’abord. Il n’existe pas de liaison directe : la ligne française du littoral a son terminus à Vintimille, et c’est là que se fait la correspondance vers le réseau italien, avec un changement de matériel et deux billetteries.
L’avion ensuite. Une heure de vol se lit vite sur un comparateur, mais elle suppose un enregistrement, un contrôle, une attente et deux trajets terrestres aux extrémités. Nous ne publions pas de temps porte-à-porte chiffré pour l’avion, faute de mesure vérifiable, et nous ne prétendons pas que la voiture est toujours plus rapide.
Ce que la voiture apporte est mesurable autrement : un seul véhicule du terminal 2 à l’adresse milanaise, les bagages chargés une fois, une heure de départ choisie, et un prix confirmé avant le départ. Pour trois ou quatre personnes voyageant ensemble, l’arithmétique change complètement.
Deux zones milanaises, deux règles différentes
Milan superpose deux dispositifs, et les confondre coûte cher. L’Area C est une zone à trafic limité payante qui couvre la Cerchia dei Bastioni, le centre historique. La commune la donne active toute l’année, du lundi au vendredi de 7 h 30 à 19 h 30, jours fériés exclus. Le ticket journalier coûte 7,50 € et vaut du premier passage jusqu’à 19 h 30 le même jour.
L’Area B est autre chose : une zone à faibles émissions bien plus étendue, sans paiement, active elle aussi du lundi au vendredi de 7 h 30 à 19 h 30, qui interdit l’accès en fonction de la norme Euro du véhicule. Les portails de contrôle se comptent par centaines.
Un point mérite d’être dit parce qu’il est souvent mal repris : plusieurs sites annoncent une extension de l’Area C au samedi et au dimanche depuis janvier 2026. La page officielle de la commune, mise à jour le 22 juin 2026, dit l’inverse. Nous suivons la commune.
Ce qui allonge réellement les trois heures quinze
Trois éléments, et aucun n’est la vitesse. Le premier est la frontière : les contrôles ont été rétablis côté français jusqu’au 31 octobre 2026, et chaque passager doit présenter un document d’identité. Le deuxième est l’entrée dans Milan, où le choix de l’adresse décide de la zone et donc de la formalité. Le troisième est la pause, obligatoire sur une course de cette longueur.
Les véhicules de location avec chauffeur jusqu’à neuf places sont exonérés à Milan si la plaque est enregistrée à l’avance. Cela se prépare avant le départ, pas devant un portail. Le forfait, lui, ne bouge pas : 800 € en berline, 950 € en van, péages des deux pays compris.